23 novembre 2006
Ana/Sainte Anne : éléments de mythogie
Chose promise, chose due, voici quelques éléments sur la Déesse Ana et son lien avec le culte de Sainte Anne en Bretagne. Attention, après relecture... C'est long, c'est très long,....
Sainte Anne
Pour comprendre l'origine du culte de Sainte Anne, il y a deux pistes, qui sont celles
généralement utilisées par les historiens ou auteurs écrivant au sujet
de la mytholgie gauloise et plus largement celtique.
S'agissant d'une Sainte, on peut donc se pencher sur la place et le
rôle de Sainte Anne dans la religion catholique. Or la Bible ne
mentionne pas Sainte Anne (hébreux : Hannah, c'est à dire "grâce"), ni d'ailleurs les parents de Marie.
Mais selon la tradition orale née en Orient,
elle était la mère de Marie, et, par la suite, plusieurs Evangiles apocryphes écrits entre les IIème et
VIème siècle la mentionnent comme étant la mère de la Vierge Marie, et
donc la grand mère de Jésus. Il y a cependant deux personnages du nom d'Anne dans le nouveau testament. Une femme, que l'on dit prophetesse, et qui à l'âge de 84 ans était présente au temple de Jérusalem lors de la présentation de Jésus par Marie (le 2 février chez les catholiques). Le second est un homme, grand prêtre juif, qui était le grand-père de celui en exercice lors du procès de Jésus.
Le culte de Sainte Anne se répend en occident au XIIème siècle.
Sainte Anne et les trois Maries/Maris
Il est dit que Sainte Anne eut trois maris au total.
Le premier, Joachim, avec qui elle eu Marie, la Vierge, mère de Jésus le Christ.
Le second, Cléophé,
qu'elle épouse à la mort de Joachim, avec qui elle donne naissance à
une autre fille, nommée Marie elle aussi, et qui elle sera la mère de
Saint Jacques, Barsaba, Simon et Jude
Le troisième mari, c'est Salomé,
avec qui elle eut une troisième fille, prénommé... Marie (!), qui elle
sera la femme de Zébédée et qui sera donc la mère de Saint Jacques le
majeur et de Jean l'Evangéliste.
Bel exemple d'une manifestation de la fertilité,
non? Et ceci alors que la naissance de Marie la Vierge avait eut lieu
alors qu'elle avais 64 ans! Et ces trois Maries, ça ressemble quand
même à l'engendrement d'une sorte de triple Marie...
Sans compter l'aspect "dynastie", puisqu'elle est l'ancêtre de Jésus et
des principales personnes avec qui il passera sa vie. Elle est aussi la
grand-tante de Jean le Baptiste... Au niveau généalogie, on peut pas
dire que c'est pas "mythologique"!
C'est pour ces raisons qu'elle invoqué en cas de stérilité ou par les femmes qui souhaitent avoir tardivement un enfant.
Sainte Anne - Sainte Patronne des Bretons
Mais alors pourquoi ce culte si répendu en Bretagne? Le pardon de
Sainte Anne d'Auray tout comme celui de Sainte Anne la Palud sont deux
des pardons encore aujourd'hui les plus importants. On considère toujours Sainte Anne
comme la grand-mère des Bretons (mamm-gozh ar vretoned). On en trouve
de nombreuses représentations dans les chapelles et églises,
bien que
par contre je n'ai jamais trouvé énormément de fontaines, ormis celles
des lieux déjà cités. Il n'est pas rare d'en trouver des
représentations chez certains anciens, soit sous forme de reproductions
de tableaux, soir même sous forme de statuettes, en pierre ou en bois.
Un ami en a une très belle et très grande, en bois sombre, dans son
salon.
Une légende bretonne très répendue, prétend qu'elle était Bretonne, et
serait partie pour la Judée pour y épouser Joachim et serait ensuite
revenue mourrir dans le pays de ses ancêtres. Jésus accompagné de
l'apôtre Pierre serait venue la visiter à la fin de sa vie.
Tout comme Brigitte est la sainte patronne de l'Irlande, Anne est celle de la Bretagne.
Je suppose d'ailleurs que le fait que la Duchesse Anne (dernière souveraine du Duché de Bretagne avant son rattachement au Royaume de France en 1492)
soit si populaire n'est pas si éloigné de ce culte. Encore aujourd'hui,
la vie de la Duchesse est entremélée de légendes, et on a toujours
d'elle l'image de celle qui aurait tout fait pour conserver
l'indépendance de son duché (ce qui historiquement est vrai, mais il n'était pas si évident que la population en garde cette image)
La Déesse Gauloise Ana
La deuxième piste pour comprendre l'origine de cette dévotion est celle de la Déesse Gauloise Ana. On écrit souvent Anna, alors que dans les textes irlandais la
mentionnant, c'est Ana qui est utilisé, de plus, même en breton
moderne, le prénom se prononce réellement Ana et non Anna (en breton,
il y a une réelle différence entre N et NN!)...
Ana était la déesse mère des Gaulois, la mère de tous les Dieux (je vous renvoit au début de l'article et aux "trois maries/maris). Côté irlandais, Dana a aussi donné son nom à un célèbre peuple, les Tuatha Dé Danann ou
"Gens de la déesse Dana", qui sont en fait tous les autres Dieux qui ont ensuite régné sur l'Irlande.
Elle était protectrice des vivants, des morts et des lieux humides.
Le fait qu'elle soit la mère de tous les Dieux indique donc une Déesse
de la fertilité. Comme je l'ai déjà souligné à plusieurs reprises, la
symboliques des marais est très fortes chez les celtes, et toujours de
nos jours chez les bretons, puisqu'il s'agit du lieu ou Terre et Eau ne font qu'un, et donc le passage entre le monde visible et le monde invisible, entre celui des vivants et celui de l'Au-delà (voir l'article sur Samhain au Yeun Elez ici).
Son aspect de Mère de tous les Dieux la rapproche bien sûr de Saint
Anne, mère de Marie, elle même mère de Jésus, mais c'est dans les deux
cas Ana/Saint Anne qui est la source primordiale de vie. Tout comme le
marais est aussi la source de la vie.
Ethymologies
Concernant les noms d'Ana, on trouve aussi Dana, Danu, Dôn (chez les peuples gallois), Anu, Danna, Anann.
Côté langue bretonne, le mot celtique "ana" avait pour sens "marais" (source: Glossaire d'Eidlicher,
du IXème siècle, donnant entre autre des équivalences entre mots celtes
et latins - il s'agissait en fait du mot gallois, mais on peut
extrapoler en supposant que ce même mot était celui en usage en petite
Bretagne, étant donné que ces deux langues étaient à l'époque presque
identiques). D'autres éléments, issus de la partie "insulaire" dans cet
article ici, Dana signifierait enseignante ou sagesse.
La boucle est
bouclée si l'on peut dire. La Bretagne, pays ou les marais étaient à
l'époque certainement plus nombreux qu'aujourd'hui (il suffit de penser
seulement à tous les marais soit asséchés récement, soit noyées pour en
faire des barrages artificiels) allait donc continuer d'honorer cette
Déesse en qui on se reconnaît ici si bien. Ce qui éclaire aussi les
cultes particulièrement importants de Sainte Anne d'Auray (qui se
trouve au fond du Golphe du Morbihan, zone qui était donc selon toute
vraissemblance et comme le nom l'indique, maraicageuse avant d'être
urbanisée comme elle l'est aujourd'hui) et plus encore de Sainte Anne La Palud. Dans ces deux endroits, des cultes millénaires y sont attestés.
Mais qui est Ana la Déesse Mère?
En fait, en
faisant le tour de mes livres, je me rend compte que si j'ai
l'impression d'être très proche d'elle, ce n'est pas au travers de ce
que j'ai pu lire sur elle, puisqu'au final, il y a bien peu d'éléments
qui sont connus. Les seuls détails que j'ai pu trouver sur ses
attributs sont ceux que je ressentais déjà, c'est qu'elle est aussi initiatrice et
détentrice de la connaissance
(Sainte Anne est toujours la Sainte protectrice des institutrices).
C'est d'ailleurs même ce qui m'a attirée chez Sainte Anne, le livre qu'elle
tiens et fait lire à Marie enfant, surtout à un moment ou je devais me
trouver une "autre" famille. Dans tous les cas, elle est pour moi celle qui aide à passer d'une rive à l'autre, de celle d'un monde à l'autre, de la rive du monde connu à celui du monde de la connaissance. Elle a un côté sombre,
puisque c'est elle qui détient les clefs de l'autre monde, l'au-delà,
mais aussi l'autre monde qui est en chacun de nous, et que nous avons
parfois peur de regarder en face.
Elle est aussi la Déesse protectrice des nourissons, et celle de la famille.
Comme beaucoup de
cultes d'origine païenne, celui-ci est donc bien vivant en Bretagne. Ce
qui me fascine à chaque fois, c'est la façon qu'ont les gens d'ici
d'être fidèles à leurs croyances, quoi qu'il arrive. Toutes les
religions se construisent touours naturellement sur les croyances
existantes, mais ici j'ai l'impression que même la religion catholique
est très éloignée de ses dogmes et tellement proche de. La plupart des
sites sacrés le sont depuis des milliers d'années. Je trouve ça plutôt
rassurant que les sites sacrés d'autrefois le soient toujours
aujourd'hui, et de pouvoir remonter ainsi le fil de notre inconscient.
Eléments venants d'autres cultures.
Pour finir, voici quelques éléments que j'ai trouvé au cours de mes recherches...
- Anna est l'une des sœurs du Roi Arthur, et mère de Gauvain, Agravain et Gahériet.
- Dans les pays slaves, et notamment en Russie, Dana est une Déesse de l'eau, mais elle est une jeune fille au visage clair. Elle donne de l'eau au voyageur fatigué, soigne les blessures des guerriers. Elle est aussi la pluie qui retombe dans les champs après être montée au ciel. C'est une Déesse très bienveillante, qui donne notament son nom au fleuve Danube. Malgré son aspect jeune, et le fait qu'elle soit l'eau elle-même, la proximité entre ses attributs et Dana/Danu/Ana est plus que troublante. Ces éléments viennent principalement de ce site, consacré aux traditions et divinités slaves et russes.
- Dans la mythologie indou, Danu est aussi une déesse dont le nom signifie "les eaux du ciel" ou "jet d'eau".
- En turc, les enfants s'adressent à leur mère par "Anè"
- Ana est un prénom masculin de l'Égypte antique
A lire sur le net:
le très complet et bel article de Rhiannon: http://temple.legrimoiredelalune.com/TerreMere/dana.html
Concernant Sainte Anne et sa vie tumultueuse: http://carmina-carmina.com/carmina/Mytholosaintes/anne.htm
Sources de l'article:
Guide de la Bretagne Mystérieuse
Mythologie Celtique, de Yann Brekilien
Tous les Saints Guérisseurs et Protecteurs, Jean de L'Hossanière
...Et ce que j'en sais, glané à droite à gauche au fil des récits des
anciens et de mes ballades!
19 novembre 2006
Sur les traces d'Ana / Sainte Anne
Comme je le mentionne déjà dans plusieurs articles, le culte de Sainte Anne
est très répendu en Bretagne. Mais je ne pensais pas à ce point là!
Comme prévu, j'ai aujourd'hui fait une virée du côté de Collinée, une
virée que je pensais serait très "solaire", puisque le principal site
que je voulais aller voir c'était le Mont Bel-Air, que j'écrirais
plutôt Beler, selon l'origine de nom du lieu qui était un lieu de culte
à Belenos. Avant de partir, j'avais tiré l'ogham Onn, la sagesse. L'association
et la synthèse d'éléments précieux pour un but élevé. le temps est venu
de s'asoir et de rassembler avec vous les choses qui vous entourent
afin de parvenir à un eplus grande compréhension qui est la sagesse.
Une période active de synthèse favorisera votre existence. Les
inquiétudes que vous avez entretenues sont sur le point de disparaître.
Guide. Plutôt positif non?
Et bien, dès que j'ai laissé mon chéri pour prendre la route toute seule, c'est de nouveau Ana
qui s'est trouvée sur ma route! En suivant un paneau "Les 7 fontaines"
(ah, oui, même s'il y avait pas mal de route par rapport au but de la
journée, c'était trop tentant!), je tombe non pas sur une fontaine,
mais sur une toute petite chapelle, dédiée à Sainte Anne, très soignée,
et ouverte! (c'est beau le dimanche!)Tiens, donc! Deux fois en trois
jours, tout de même! Quel joli clin d'oeil!
Je repars tout de même vers Beler, le soleil est radieux, et même chaud malgré le vent,temps idéal non pour une telle visite solaire?
Le site de Beler, est malheuresement comme la majorité des anciens
sites de culte gaulois très triste... Des pilones, des transmetteurs,
et je ne sais quoi comme autre antenne. Forcément, un endroit si bien
exposé, mais comment résister à y planter tous ces beaux objets
technologiques! En plus, le bâtiment actuel de la chapelle, qui doit
dater de la fin du XIXème est dans un triste état lui aussi: les portes sont délabrées, certaines parties vaguement
inaccéssibles, confinées par des bancs en travers... même la statue de
la Vierge est un peu décrépie. Ce que je note au passage c'est le côté
très "solaire" de cette vierge toute populaire. Rien ne change, les
croyances, sous une forme ou sous une autre sont toujours là...
Tout
autour de ce site, sur un rayon d'une dizaine de kilomètres, il y a pas
mal de chapelles, parmis les deux que je suis allée voir, la Chapelle de Notre Dame du Haut et la Chapelle de Notre Dame des Sept Douleurs. A la chapelle Notre Dame du Haut, je trouve encore Sainte Anne,
et c'est là que le lien avec Ana me paraît le plus évident, toute d
e
vert vétue, j'ai remarqué que c'est souvent la couleur qui lui est
associée, la couleur des marais, le domaine d'Ana
la gauloise. (voir l'article qui suit) Je commence à comprendre les
messages qu'elle pouvait avoir à me transmettre. Le domaine d'Ana,
c'est l'eau, celle trouble des marais. Les marais sont le lieu
ou la terre et l'eau sont intimement liés, c'est aussi le point de
passage entre le monde visible et le monde invisible. L'eau
c'est l'élément que je maîtrise le moins. Celui que j'ai le plus de mal
à appréhender. J'ai longtemps été une hyper-émotive refoulée.
Tout me touchait, je pouvais passer des rires aux larmes en un rien de
temps. En même temps, je le gardait pour ma vie privée, tentant de me
contrôler. C'est aussi ce type de caractère qui est sujets aux dépressions nerveuses.
L'eau
en tant qu'élément est à la fois humide et froide. Tout ce dont j'ai
toujours eut horeur, jusqu'à m'en rendre malade, en ayant le dos
coincée à force d'être crispée à cause d'une hyper-frilosité. Oui,
drôle d'idée, hein, de venir vivre en Bretagne? Peu à peu, je me
déprogramme. Et non, je ne suis pas si frileuse que ça,
physiologiquement il n'y a rien qui fasse que je ne supporte pas mieux
l'humidité que n'importe qui d'autre!
En me rappelant certaines méditations très profondes, je me revoit dans le ventre de ma mère, je ne m'y
sentais pas bien, j'avais froid, c'était humide, sombre, et je me
sentais seule. Bien sûre, c'est probablement ce que devait sentir ma
mère en arrivant enceinte et jeune mariée en France après avoir quité
sa famille et son pays pour un endroit ou elle ne connaissaint
personne, ni la langue, et ou elle allait rester de longues journées
seule pendant que mon père travaillait.
L'eau c'est donc le royaume des sentiments, de la paix, du pardon, de la serénité, l'empathie, et bien sûr l'amour.
Tout ce que je suis en train de tenter de régler par rapport à mon
enfance, et surtout par rapport à la façon dont je me voyais à travers
ma mère. Pas facile tous les jours!
Consulter au sujet de l'élément eau, l'article de la Pomme Grenade.

Tout
en ayant ces belles pensées, je continue mon périple, et je finie par
arriver à la Chapelle ND des Sept Douleurs, ou je retrouve tout
naturellement semble-t-il, Ana, une statue et un vitrail. Une Ana plus
taciturne cette fois-ci. Les marais sont le royaume des morts, Ana est
donc naturellement la gardienne des morts. L'aspect sombre de la Grande Déesse qui correspond si bien à cette période de l'année.
Demain, je mettrais en ligne quelques éléments sur Ana/Sainte Anne.
14 novembre 2006
Brighid - Belisama - Santez Berc'hed
Brigit, Brigantia, Belisama, ce sont avant tout des aspects de la Déesse Mère, telle que les Celtes la percevait.
Belisama - "la très brillante" ou "pareille à la flamme"- était de loin la Déesse la plus vénérée chez les Gaulois. Elle préside à l'artisanat, aux beaux-arts, et aux activités féminines
telles que le tissage, la teinture, la brassage, surtout des aspects
féminins donc, et ceux que l'on retrouve aussi chez Brigit: si cette
dernière est plutôt protectrice des forgerons et de ce qui touche à la
métallurgie, il ne faut pas oublier que chez les Celtes, c'était
surtout sous le form métalurgique que l'Art s'est développé chez les
celtes. Belisama est aussi protectrice des sources sacrées (thermales)
et possède donc des pouvoirs de guérisseuse. on la
représente armée, ou avec une corne d'abondance. On voit donc qu'elle
est très proche de Brigid en Irlande. Voir même on pourrait considérer
qu'il s'agit de la même Déesse sous un même nom?
En Irlande, c'est donc le culte de la triple Bigitte
qui a été très fervent. L'arbre généalogique liée à Brighid est très
complexe, voir impossible à établir: à la fois mère de Dagda, mais
aussi sa fille... Dissicile de s'y retrouver, mais c'est une fois de
plus l'un des particularismes des grands archétypes de la Déesse Mère:
à la fois mère, fille, ancêtre (voir aussi le lien avec la Vierge Marie par exemple, "Mère de Dieu",
tout en étant elle-même créature de Dieu). Elle incarne l'habilité
intellectuelle et technique, potectrice des poètes, des forgerons et
des médecins. Elle préside aussi aussi aux accouchements.
Son
culte très fort survit en Irlande à la christianisation, sous celui de
Sainte Brigitte, Sainte Patrone de l'Irlande, fondatrice de l'abbaye de Kildare
(453-523), et dont la fête est même maintenue au 1er février. Elle est
née à l'aube, et alors que sa mère passait le seuil. Le seuil est le
lieu et l'aube, les limites dans le temps et l'espace entre les deux
mondes, le visible et l'invisible. Elle était la fille d'un druide qui
eu la vision qu'elle devait recevoir le nom de la Grande Déesse. Une
légende indique que sa mère portait une cruche de lait, avec lequel
elle baigna le nouveau né. Tout comme au temps des grandes prêtresses
druidiques, un Feu Sacré restait allumé au couvent de Kildare et veillé jour et nuit. Ce feu de Sainte Brigitte
est resté allumé pendant plus de 7 siècles jusque vers 1220. Tout comme
Brigid, Sainte Brigitte apporte l'abondance aux paysans et préside aux
accouchements. C'est elle qui assiste la Vierge lors de son
accouchement.
En Bretagne, elle est devenue Santez Berc'hed.
Une légende raconte qu'elle était la fille de l'aubergiste de Bethleem
qui accepta de loger Joseph et Marie lorsqu'ils cherchaient un endroit
ou passer la nuit et ou accoucher. Elle avait aidé la future mère alors
qu'elle était née sans bras, bras qui lui poussèrent miraculeusement
pour recevoir l'enfant Jésus qui venait de naître. De nombreuses
chapelles lui sont dédiés, soit à Sainte Brigitte (Spezet, Sainte
Brigitte en Ploumagoar...) soit Santez Berc'hed (Confort Berc'hed,). La chapelle au sommet du Menez Hom
semble lui avoir été dédiée, et on y avait trouvé une statuette à
l'éfigie de la Déesse. Elle est notament vénérée pour que les animaux
donnent suffisement de lait. On fait encore de nos jours des offrandes
de beurre à Sainte Brigitte de Spezet, chaque famille
offrant en fonction de ses revenus, une certaine quantité de beurre qui
sert ensuite à faire une grosse motte de beurre. A l'époque bien sûr,
le beurre était une denrée très importante pour la survie des petites
fermes et donc de leurs habitants.
Si on résume donc les domaines d'intervention de Brigit/Brigantia/Belisama, on trouve: d'une part la poésie, (et par extension l'inspiration et la divination), la forge, la guérison (par les plantes et les potions surtout), qui comme le fait remarquer Mara Freeman, sont les trois aspects magiques de la transformation, et d'autre part la protection des troupeaux, et l'abondance du lait et du beurre.
J'aime ce côté "lien entre les hommes et la nature", et "transformations".
Je ma sens très proche de moi lorsque je ramasse des plantes, lorsque
je prépare des plantes ou des légumes, lorsque j'ai besoin d'aide lors
de scéances de divination qui concernent l'Art ou la Musique. Lorsque
je fabrique des crèmes, ou des savons. Lorsque je déssine, ou fait de
la couture. Elle est pour moi celle qui m'accompagne dans les activité
les plus ancestrales des femmes, ma vision de la féminité. Loin d'être
une féminité passive, au contraire, c'est une femme qui agit,
aui a un rôle à jouer et pas des moindres. Ne préside-t-elle pas au
travail des forgerons, qui étaient aussi ceux qui forgeaient les armes?
Sources:
- la Mythologie Celtique, Yann Brekilien, ed. Du Rocher
- Vivre la Tradition Celtique au fil des Saisons, Mara Freeman, Guy Trédaniel Editeur
Autres sources que l'on peut consulter sur le net:
- http://www.hranajanto.com/goddessgallery/brigit.html (en anglais)
24 octobre 2006
Médiation d'Hécate
Une méditation encore, après cette Lune Noire au cours de laquelle je l'ai sentie plus présente que jamais...
http://temple.legrimoiredelalune.com/forum/viewtopic.php?t=17
J'appréhende mieux son côté sombre, je
comprend que ce qui m'effraie ce sont en fait mes démons à moi. La peur
de se retrouver face à sois-même. Quoi de plus étonnant qu'en cette
période ou j'ai justement décidé de faire face à tous ces vieux démons
qui empoisonnent ma vie depuis des années et ont été à l'origine de ma
dépression, quoi de plus étonnant donc que je sente la présence
d'Hécate à mes côtés?
Lorsque j'ai pour la première fois
découvert Hécate, à l'adolescence, j'avais été fascinée et effrayée par
ses pouvoirs. A tel point que je n'osais même pas penser trop fortement
à elle, ni même m'intéroger sur elle de peur de l'invoquer sans le
vouloir. Je voyais en elle la Déesse des sorcières, mais je pensais ne
pas pouvoir faire face à elle si je la "dérangeais" pour rien, et
surtout sans être prête. Je comprend à présent que je n'avais pas tout
à fait tord... Je n'étais effectivement pas prête à faire face à ce qui
était en moi. Mais je comprend aussi à présent la force et la puissance
de retrouver son Être Intérieur, son véritable Soi, en se réconcilliant
avec soi-même.
Je me sens heureuse, appaisée, comme je ne
l'avais pas étée depuis longtemps... Je continue ce chemin vers la
réconciliation avec la vie, avec sérénité.
Beau début de Nouvelle Lune,
Luz
21 octobre 2006
Hécate - éléments
Voici quelques éléments concernant Hécate, histoire de mieux la cerner, avant de me plonger dans le dessin...
Déesse des Morts, non pas comme Perséphone, mais comme présidant aux apparitions des fantômes et aux sortilèges.
Elle est évoquée par les magiciens. Elle est accompagnée de chiens,
loups et juments. Elle est souvent représentée tenant une torche à la
main. Ses pouvoirs sont redoutable, surtout la nuit, à la trouble
lumière de la Lune à laquelle on l'identifie (triple aspect de la Déesse). On l'adorait particulièrement dans les carrefours ou elle était invoquée et ou l'on dressait son image.
Elle présente deux aspects opposés. L'un est bienveillant et bienfaisant: elle préside aux accouchements et aux germinations, elle protège les voyages sur mer, elle accorde la prospérité, l'éloquence, la victoire, les moissons et les pêches abondantes, elle guide vers la voie orphique des purifications. Son autre aspect, inquiétant et redoutable fait d'elle la Déesse des spectres, des fantômes et des terreurs nocturnes. Elle préside aussi aux sortilèges. C'est la Magicienne et la Maîtresse en Sorcellerie par excellence.
Son aspect de triple Déesse se rattache à son aspect lunaire (elle réprésente les trois phases d'évolution de la Lune). Mais elle est aussi une Déesse chthonienne
qui rallie les trois étages du monde : le bas-monde (ou infra-monde),
le monde du milieu et les cieux. C'est pour celà qu'elle était honorée
comme Déesse des Carrefours. En effet chaque décision à prendre dans un
carrefour commande non seulement uns direction horizontale à la surface
de la Terre, mais aussi un choix plus profond vers l'un des autres
niveaux de vie.
Elle symbolise aussi l'inconscient (et c'est
probablement la raison pour laquelle elle m'a longtemps effrayée):
l'enfer n'est autre que l'enfer vivant du psychisme, mais aussi la
réserve des énergies à ordonner.
Cet article est pour une bonne part inspiré du Dictionnaire des Symboles, collection Bouquins, éditions Robert Laffont
(en retirant les aspects datant de l'époque de la chasse aux
sorcières), ainsi que de réfléxions personnelles. En relisant je me
rend compte de tout ce que j'ai fait depuis quelques semaines, et qui
étaient liées à Hécate: j'ai beaucoup semé, fait beaucoup
d'intropection, réfléchi sur le fait que j'atais réconciliée avec
moi-même et que je pourrais envisager d'avoir des enfants.
Qu'Hécate veille sur votre nuit et vous aide à méditer,
Luz.
01 octobre 2006
Sainte Brigitte de Spezet
Un petit clin d'oeil de Brighid, j'ai dormi à côté de la chapelle de Notre Dame Du Crann, à Spezet. Elle était ouverte l'après-midi, j'y ai fit un petit tour, de très beaux vitraux, une belle statue de Notre Dame, et une reproduction très recente (je ne l'ai su qu'ensuite) de Saint Brigitte. J'ai un peu cherché, l'original se trouve dans une autre chapelle de Spezet. Il est vai que lorsque j'ai vu la reproduction, je n'ai absolument rien ressenti. Pas plus que devant la pourtant très belle statue en bois pomychrome de la vierge, il faut dire qu'il lui manquait son manteau, et apparement, c'est parceque les services des beaux arts ne veulent plus le lui remettre - ha oui bien sûr, quand les intellectuels pseudo conservateurs de musées confisquent les patrimoines religieux. Quel que soit la religion, ça marche toujours. Jusqu'ici il y a une procession, mais il se peut que l'année prochaine la satue en question n'ait plus le droit de sortir de l'église. Ca me laisse pantoise!
Mais bon, je vais tout de même essayer d'aller voir demain la statue de Sainte Brigitte, l'original cette fois-ci. Elle se trouve dans une autre chapelle de Spezet, reconstruite dans les années trente à partir des pierres de plusieurs autres chapelles, notament la chapelle qui était dédiée à Sainte Brigitte, toubée au début du XXème siècle.
23 août 2006
Brigit. Toujours à mes côtés
Hier, Yann et deux amis ont remis "la pierre"
à l'angle de la maison. Il s'agit d'une grosse pierre en granit
rose/gris. Il y en avait une à chaque angle de la maison côté église.
De même qu'au bord des murs de plusieurs maisons qui sont comme la
mienne à côté de l'église. Il y en a aussi au bord de l'enclos de
l'église. Il y a quelques mois, elle avait été déplacée, je ne sais pas
par qui, in comment, mais depuis, je n'étais pas rassurée. Mais je
pense que je vais la mettre différement. A la verticale.Mais pour celà,
il faut que je puisse creuseer dans le sol pour pouvoir la faire tenir
debout. Je suis d'autant plus rassurée que c'était la pierre qui
protégeait le coin Sud-Ouest de la maison, le plus proche de l'église,
et celui ou la pierre d'angle comporte les initiales du Christ.
Je viens de trouver de nouvelles informations sur Brigit. Elle préside aux puits et sources sacrées.
Et moi qui habite l'impasse du puit. Le vieux puit est au bout de la
rue, pas en très bon état, mais je vais souvent à côté. Je passe devant
d'ailleurs lorsque je vais en ballade de "méditation". Je pense que
dorénavant c'est là que je ferais mes offrandes aux Dieux. Je viens
aussi de me rendre compte qu'elle est associée au signe de la vierge
(ce qui est logique vu son lien avec Marie, avec laquelle Brigide est
souvent mise à égalité), et je suis ascendant Vierge.
Je crois que je vais faire un petit autel derrière la maison. Quelque chose de très simple, avec juste des pierres. Comme ça je pourrais utiliser les pierres qui étaient restées autour de la maison. Une sorte d'autel primitif , en forme de dolmen ou non, autour duquel je pourrais mettre les offrandes que je fais aussi.

05 août 2006
Brigitte / Birgit
Birgit veille
sur moi, je le sais et je la sens à mes côtés, même en ce moment, dès
que je recommence à penser à elle. Depuis que j'ai fait sa
connaissance, les signes se multiplient. Lorsque j'ai acheté mon jeu de
tarot celtique, c'est la première carte que j'ai tirée. La semaine
dernière, le jour ou j'ai recommencer à vraiment pratiquer la magie et
ou je me suis remise à vraiment ressentir les énergies en moi, c'était
le 23 juillet, le jour de la Sainte Brigitte. Et en étudiant le
calendrier celtique, j'ai eut comme un flash: chaque mois dans le
calendrier celtique a son double en face de lui, le côté sombre et le
côté clair de chaque arbre en quelque sorte. Le mien, c'est justement
le 23 juillet...
Birgit, divinité au triple visage, à la fois musicienne/guérisseuse/protectrice des maréchals férrants...
Du coup, voici le compte rendu de quelques recherches sur le net...
"Brigida proviendrait de
la racine celtique Brig signifiant "force, puissance,
autorité", qui paraît voisine du toponyme souvent
utilisé : Briga(la hauteur fortifiée). une
divinité Brigantia serait attestée dans
plusieurs inscriptions antiques de Gaule et de Grande-Bretagne, et une autre divinité,
Bricta ou Brixia, est également attestée, dont le nom est traduit
par "la Brillante", ce qui est aussi le sens propre de la
Perchta germanique. (Berthe) Britta, diminutif de Brigitta, a-t-elle
donné son nom au pays des Brittania ?" (Extrait d'un article de J.
Christmann - in Bulletin de la Société de Mythologie
Française, n° 157, 1990, p.53)
Plus d'infos sur ce site : http://carmina-carmina.com/carmina/Mytholosaintes/brigitte.htm
Sinon son nom
signifierait Flêche de Feu, et autre remarque intéressante, elle soigne
autant l'afect (inspiration) que le corps (guérison).

